L’aptitude au contact alimentaire des emballages

emballage alimentaire

La composition des différents emballages alimentaires est soumise à des réglementations pour des raisons de santé, mais aussi pour des raisons écologiques. En effet, pour qu’un emballage soit utilisable en tant qu’emballage alimentaire, les matériaux utilisés dans sa fabrication ne doivent présenter aucun risque de toxicité. Les emballages, mais aussi les ustensiles de cuisine autorisés à être en contact avec des aliments sont notamment affublés d’un sigle spécial en Europe. 

Il s’agit d’un pictogramme représentant un verre à pied et une fourchette. En effet, les emballages alimentaires ne doivent pas présenter un risque de toxicité induite dans le cadre d’une utilisation normale. Les emballages alimentaires doivent être inertes aux différents contacts avec des aliments afin de préserver leur qualité et leur goût, mais aussi leur comestibilité. Les emballages faits de plastiques sont les principaux concernés. Les emballages en verre ainsi que les conserves métalliques sont moins touchés en raison de leur propriété d’inertie. Mais ces deux derniers doivent tout de même subir des traitements spéciaux afin de garantir une utilisation sans risque en tant qu’emballage alimentaire, notamment pour les emballages métalliques.

Les réglementations concernant l’aptitude au contact alimentaire

 

Plusieurs lois françaises régissent les critères d’éligibilité des différents matériaux en tant qu’emballage alimentaire. Notamment, l’arrêté du 3 janvier 2001 qui fut modifié plus tard par celui du 14 septembre 1992 et les règles de base nécessaires à la vérification des matériaux et objets prévus à entrer en contact avec des aliments, établies en octobre 1982 en ce qui concerne les matières plastiques. Selon la loi, les matériaux utilisés dans la composition des emballages alimentaires ne doivent pas présenter un transfère de substance lors du contact avec des denrées alimentaires, notamment en quantité pouvant nuire à la santé du consommateur. Des tests sont alors nécessaires afin de vérifier la conformité d’un emballage alimentaire et de son contenu. Le premier test consiste en une exposition de courte durée à de fortes variations de température (congélation et cuisson). En effet, ces conditions sont souvent rencontrées lors de la phase de la production des produits alimentaires en industrie. Ce premier test vise à vérifier que le contact des aliments avec les matériaux d’usine ne présente aucun risque. Le second test concerne l’emballage. Le test consiste à mettre en contact l’emballage avec l’aliment qu’il va contenir pendant de longues durées, c’est le cas pour les conserves notamment. Les différents matériaux utilisés en tant qu’emballage alimentaire ne doivent pas transmettre des composants dont la quantité pourrait modifier la composition des aliments de façon drastique, mais aussi de porter atteinte à la santé du consommateur. Ces deux tests sont effectués à partir de quatre familles de produits alimentaires. La première sont les aliments aqueux (à base d’eau ou la simulant). La seconde regroupe les aliments acides, notamment l’acide acétique (ou simulant aussi). La troisième concerne les aliments à base d’alcool, plus précisément d’éthanol ou un produit le simulant. Enfin, il y a les aliments gras à base d’huile. Ces quatre familles d’aliments ont chacune leur propriété en matière d’absorption et de solubilisation des composant pouvant être transférés par les différents emballages.

Les certifications en matière d’emballage alimentaire

Les tests précédemment énoncés permettent de vérifier la conformité des différents emballages concernant une utilisation impliquant un contact avec des denrées alimentaires. Différentes certifications européennes permettent de vérifier et d’assurer la conformité des emballages alimentaire ainsi que de l’hygiène du système et des procédés de fabrication des différents fournisseurs d’emballages pour des produits alimentaires. Il est important de savoir que les conditions de stockage et de transport entre aussi en compte. La norme ISO 22000 et la certification danoise DS 3027 E est applicable à tout emballage. Parallèlement, les certifications CCvD-HACCP ou IFS ne s’applique qu’en-dehors de la production d’emballage.